Changement stratégique au Sénégal du biogaz à l’engrais organique

Le Programme d’Implantation et de dissémination de Biodigesteurs dans les zones rurales du Sénégal (PIDB) vise à réduire la pauvreté et améliorer les conditions de vie à travers l’accès aux biodigesteurs

Au cours de la réalisation du projet, il est apparu qu’un sous-produit des biodigesteurs – engrais biologique produit à base de lisier du digesteur – était un produit économiquement beaucoup plus important que le biogaz. Une nouvelle stratégie a été mise en place, où les bénéficiaires remboursent l’investissement de construction par de l’engrais biologique vendu aux entreprises. Au lieu de contribuer à la subvention de la construction de biodigesteurs, une partie du budget du projet a été dévouée à un fond de garantie destiné à ces entreprises prêtes à se lancer dans cette nouvelle filière au Sénégal.

De plus, une partie de l’engrais produit peut aussi être réutilisé pour les jardins personnels, augmentant le rendement de cette activité.  La pénibilité de la vie quotidienne des femmes se trouve aussi grandement diminuée par le biogaz dans la mesure où elles peuvent désormais cuisiner plus rapidement et n’ont plus besoin d’aller ramasser du bois de chauffage.

La contrainte principale pour la production de biogaz – et la production de l’engrais organique – est l’alimentation du digesteur. Il faut nourrir les cultures de bactéries quotidiennement, au moyen d’une mixture de déchets animal et végétal et de 50 litres d’eau, pour le modèle le plus utilisé. Il faut donc avoir un accès à l’eau ainsi qu’aux déchets ce qui demande temps et effort pour le ménage.

Par la suite, le manque d’herbe force très souvent les paysans Sénégalais à devoir se déplacer pour trouver des pâturages, ou bien à laisser leurs animaux aux bergers. Sans accès aux déchets animalier, il y a un risque de tuer la culture de bactéries dans le digesteur. Il reste encore à trouver des solutions, mais la valeur commerciale de l’engrais facilitera cette tâche.

Si le projet réussi, moins de personnes auront à se déplacer durant la saison sèche, permettant un changement en profondeur sur chaque aspect de développement, à commencer par exemple par l’éducation des enfants ayant la possibilité de rester à l’école toute l’année.

Le biogaz ne s’agit pas d’une technologie pour les ménages les plus pauvres. Cependant, il y a un grand potentiel dans les localités possédant un accès à l’eau, et pour les ménages ayant 5 têtes de bétail dans un enclos.

Une approche multi-technologique accroît la flexibilité du projet pour répondre aux différents besoins locaux

Le projet d’accès aux services électriques dans les petites villes de la région de Sédhiou, au Sénégal, a eu un impact considérable. Grâce à une approche multi-technologique, le projet a pu s’adapter aux différents besoins de la région. Les trois types de technologies en question comprennent: la connexion au réseau existant, les mini-centrales hybrides, et les connexions avec les kits solaires individuels (SHS) . Le projet a eu pour effet l’électrification de 131 villages,  résultant en un impact important sur le cadre de vie local.

L’une des grandes forces de l’approche multi-technologique est qu’elle permet d’appliquer la bonne technologie en fonction des besoins, ou bien des intérêts économiques des bénéficiaires, plutôt que de sélectionner les villages en fonction des caractéristiques des technologies. Il s’agit certainement d’une approche à prendre en compte pour d’autres projets d’électrification.

Cependant, même si toutes les infrastructures ont été achevées, la prise de participation active de la société n’a pas été aussi élevée que prévu. Principalement dû au fait que les utilisateurs de la communauté ne pouvaient pas payer les frais de connexion au réseau.

L’impact potentiel du projet est cependant toujours important, et deux villages connectés au réseau ont rencontré une accélération au niveau de l’augmentation du nombre de connexions faisant suite au projet. L’accès à l’électricité implique des possibilités de stockage de colonnes à usage commercial et domestique, de soudure et de fraisage des métaux, etc. De plus, l’éclairage public  a eu un impact important sur le cadre de vie, permettant entre-autre d’améliorer l’éducation des enfants et des jeunes.

L’impact élevé de l’électrification transfrontalière du Togo, en provenance du Benin et du Ghana

En raison de distances importantes, il est souvent jugé trop coûteux de procéder à l’électrification des zones rurales isolées en les raccordant directement au réseau. Cependant, dans le cas où les dîtes zones rurales isolées seraient proche d’un pays frontalier, il peut être envisageable de connecter ces zones au réseau du pays voisin, dans la mesure où celui-ci serait géographiquement plus proche que le réseau national. Dans l’optique de remédier aux grandes dépenses ainsi qu’aux obstacles liés à l’électrification de zones isolées, on compte trois projets d’électrification transfrontalières dans les parties Nord, Ouest, et Sud du Togo, en coopération avec le Ghana et le Bénin respectivement parlant. Ces projets sont tous trois sous l’égide de l’organisation régionale d’Echange d’Energie Electrique Ouest Africain, ayant dirigé ces projets en collaboration avec les différentes infrastructures énergétiques nationales des pays investis.

 

Un impact positif est visible au niveau des villages de plus grosse traille ayant été électrifiés à l’issue du projet. Ces derniers ont en effet connu un essor non-négligeable en termes d’activité économique comptant entre autres conséquences positives de la coopération transfrontalière, l’émergence de nouveaux artisans et magasins. La qualité de vie des villageois ayant dorénavant accès à l’électricité s’est trouvée améliorée, grâce à un meilleur éclairage public ou privé qui diminue le risque de morsures accidentelles de serpents et favorise une vie sociale le soir venu, mais aussi grâce à l’accessibilité du froid notamment pour le rafraîchissement des boissons. Coté santé, les centres de soins parlent aussi d’une amélioration de la qualité des soins dispensés de nuit. Enfin, les écoles recensent aussi une hausse du taux de réussite scolaire, directement liée à la possibilité pour les élèves de faire leurs devoirs le soir, soit chez eux, ou bien dans des salles de classes éclairées.

 

Les trois projets en question ont grandement amélioré la qualité de vie des populations des régions sélectionnées. Cependant l’électrification transfrontalière comporte aussi certains désavantages. Notamment au niveau d’une nette différence sur de la durée des coupures d’électricité se produisant dans les localités Togolaise selon si elles sont desservies par les réseaux Togolais, Ghanéen ou Béninois.  En effet, les coupures occasionnées par des dysfonctionnements sur les réseaux du Ghana ou du Benin durent général de plusieurs jours, soit une durée beaucoup plus longue que pour des coupures liées à un problème sur le réseau Togolais. Il est difficile de déterminer les causes de ces coupures de courant mais il est probable qu’en raison de leur localisation géographique difficile d’accès ou de leur localisation sur une frontière, ces lignes électriques soient plus difficiles à réparer lorsqu’un problème survient. Une autre explication pourrait aussi résider en un délai plus long pour procéder aux réparations, de la part des entreprises Béninoises et Ghanéennes, lorsqu’il s’agit de lignes destinées à une clientèle Togolaise plutôt que de lignes destinées à desservir des populations sur leurs territoire respectifs. Peu importe la raison, les conséquences de longues coupures de courant sont inévitables et de plus ou moins grande amplitude pour les magasins et artisans qui se retrouvent face au risque de devoir déclarer faillite si la coupure persiste plusieurs jours durant.

La bonne qualité du travail réalisé ainsi que l’anticipation de la demande à venir, en termes de longueur des lignes électriques et des transformateurs ont permis de garantir un service stable et sûr pour plusieurs années. En conséquence de quoi ces trois projets ont bien prouvé de la faisabilité et de l’utilité de l’électrification transfrontalière comme alternative à l’électrification hors- réseau des zones isolées.

 

Accès a des services énergétiques modernes et durables au Mali

Le projet ‘Accès à des services énergétiques modernes et durables’, au Mali a permis de distribuer 4000 fourneaux améliorés et 5000 lampes à énergie solaire en coopération avec des groupes de femmes locaux dans 60 villages. Ces groupes de femmes sont structurés en 4 organisations qui gèrent leurs propres fonds. Actuellement, les associations disposent de plus de fonds de roulement que la somme initiale avec laquelle elles ont commencé. Èquipées avec plus de fonds, les associations sont capables de commander en permanence de nouveaux équipements en fonction de la demande des femmes des villages locaux.

Les zones rurales maliennes doivent souvent faire face à des solutions énergétiques très inefficaces, telles qu’un pot posé sur trois pierres pour la cuisson ainsi que des batteries de torches de mauvaise qualité ou encore des lampes à pétrole pour l’éclairage. Bien que ces régions aient un grand potentiel pour introduire des solutions plus efficaces, pouvant bénéficier aux femmes en termes de temps et de ressources, le manque de ressources économiques et de systèmes de distribution efficaces demeurent un obstacle important.

Le projet a identifié des villages qui comptant déjà quelques groupes de femmes,  organisés en associations, et dont les membres avaient reçu une formation en alphabétisation, comptage et gestion. Les associations ont été fournies avec un capital de départ et ont depuis été chargées de commander et de distribuer des fourneaux améliorés et des lampes à énergie solaire auprès des fournisseurs, et ce très efficacement, étant donné que le fond de roulement actuel est bien supérieur au montant initial.

‘Les lampes apportent la liberté, tu peux faire beaucoup de choses avec eux et les enfants ont la lumière pour étudier’, explique un membre de l’association Kotongontala du Ciercle Bougouni.

 

Les divers groupes villageois distribuent le matériel et recueuillent une cotisation de leurs membres, ce qui comprend le coût de matériaux ainsi qu’un taux d’intérêt pour les associations. AMADER, l’agence du gouvernement malien, a été impliquée dans le projet afin de s’assurer dans un premier temps, que les fourneaux respectent les normes nationales, puis par la suite, pour renforcer la réplication de l’approche dans d’autres zones rurales pauvres du Mali.

Nouvelle ligne électrique à Muhura et Bugurura

Le projet de ligne électrique de Muhura a permis de connecter les services sociaux des villes de Muhura et de Bugurura, tels que les hôpitaux, les écoles et les lycées, ainsi que les ménages, les commerçants et divers ateliers, à un approvisionnement stable en électricité. C’est pourquoi le projet de ligne électrique de Muhura a eu un impact social et économique profond.

Divers services sociaux dépendaient auparavant de générateurs diesel pour leur approvisionnement en énergie. Mais les générateurs se sont avérés trop coûteux en entretien et en frais de diesel. Quelques ménages et commerçants avaient aussi installé des panneaux solaires petits et peu fiables. Pour des tâches plus coûteuses en électricité, telles que le soudage, les citoyens se rendaient dans la capitale, Kigali, pour utiliser les ateliers. Cependant, après la mise en œuvre du projet et grâce à la nouvelle alimentation électrique, il existe maintenant plusieurs ateliers dans la région.

Les deux villes continuemnt à connaître un boom d’activités économiques qui, selon le responsable de Umudugu à Muhura, sont clairement visibles: ‘La ville s’est beaucoup améliorée. Maintenant, nous pouvons faire les mêmes choses ici, qu’à Kigali. Nous avons maintenant des ateliers locaux – moulins, soudure – un salon de coiffure, des boissons fraîches´.

Afin de relier les deux villes avec un approvisionnement adéquat d’électricité – une ligne stable et puissante – le projet a construit une ligne électrique qui s’étend sur 15 kilomètres, de la ligne électrique nationale rwandaise à Muhura, la capitale du district de Gatsibo. Un réseau de distribution a été mis en place pour soutenir les différents services sociaux, commerçants et ménages des deux villes. Dans le cadre de ce projet, les services sociaux ont été connectés au réseau de distribution, tandis que la connexion des ménages, des commerçants et d’autres clients privés est un processus en cours, géré par la société d’électricité rwandaise, EUCL.

 

Nouveaux foyers efficaces et techniques de production de charbon de bois au Rwanda

Le projet CASE a contribué avec succès à contrer la déforestation au Rwanda, en introduisant des foyers efficaces ainsi que des techniques efficaces pour la production de charbon de bois, touchant environ 145,000 personnes.  

La déforestation est un problème environnemental considerable dans tous les pays d’Afrique de l’Est. Ayant perdu plus de 25% de ses forêts au cours des 40 dernières années, le Rwanda n’est pas une exception. 96% des Rwandais continue de dependre du bois comme source d’énergie domestique – les solutions de rechange étant peu fiables ou inabordables – et la demande de terrain et la dégradation des ressources naturelles ne feront qu’augmenter. Cela souligne l’importance de lutter contre la déforestation et de trouver des solutions durables aux besoins énergétiques de la population.

Le moteur principal de la déforestation est l’utilisation de charbon pour la cuisson dans les zones urbaines. Le charbon est souvent produit dans des zones rurales éloignées de son lieu de vente. Le projet CASE a tout d’abord tenté de réduire la demande de charbon en introduisant des foyers plus efficaces. Deuxièmement, pour augmenter les revenus des bénéficiaires, le projet a aidé les citoyens vivant dans les zones rurales à maîtriser les techniques de production de charbon.

Le projet a aidé les autorités locales à assumer leur rôle vital et, fort de son expérience préalable aves les villages d’épargne et de crédit (VSLA), le responsable du projet Care Rwanda, utilise les VSLA comme plate-forme pour sélectionner les bénéficiaires du projet. Un centre de recherche a été responsable de la selection des modéles de cuisiníeres/foyers et de la formation des producteurs locaux. Une ONG spécialisée dans la production de charbon s’est chargée de cette composante.

Cette configuration a donné de bons résultats et ces solutions techniques, adaptées au contexte local, ont eu un impact durable, touchant environ 145,000 personnes. Aujourd’hui, et 7 ans plus tard, les foyers introduits dans le projet exigent une activité continue, et sont utilisés et appréciés. Les producteurs de charbon locaux appliquent presque exclusivement les techniques apprises dans le cadre du projet. Les autorités locales, appuyant le projet, protègent efficacement les ressources forestières en coopération avec les producteurs de charbon.

 

 

L’énergie solaire pour les laptops dans les écoles rurales au Rwanda.

Trois cents écoles primaires et secondaires au Rwanda ont été raccordées à l’électricité grâce au projet IREA-RPPP et au soutien apporté par la Facilité Energie ACP-UE. Le Rwanda s’est fixé l’objectif ambitieux d’un ordinateur portable par enfant dans son système éducatif. Pour de nombreuses écoles rurales, cela pose un défi : comment alimenter les ordinateurs portables, alors que votre école n’est pas connectée à l’électricité ? La solution offerte par le projet est l’énergie solaire et aujourd’hui plus de deux cent mille enfants vont dans des écoles qui ont l’électricité.

Le projet “Increased Renewable Energy Access in Rwanda through Public Private Partnerships” (IREA-RPPP) a été initialement conçu pour stimuler l’accès à l’énergie solaire et hydroélectrique. Au cours de la première année, les composantes du projet ont été scindées : les grands projets hydroélectriques sont devenus partie intégrante d’un programme hydroélectrique soutenu par la Belgique, et la composante purement financée par l’UE s’est concentrée principalement sur l’énergie solaire hors réseau. De cette façon, les synergies entre les partenaires au développement et le gouvernement rwandais ont été optimisées.

L’IREA-RPPP a utilisé un processus de sélection très rigoureux exigeant que les écoles ciblées répondent à plusieurs critères : le plus important était qu’elles ne soient pas raccordées au réseau électrique pendant plusieurs années à venir, de sorte que la distance par rapport au réseau existant est importante. En outre, un certain nombre d’étudiants était nécessaire pour maximiser l’impact, et une qualité nécessaire des bâtiments était nécessaire pour minimiser le vol de câbles, de prises de courant et d’ampoules. Il était également important que le personnel de l’école soit intéressé et motivé à entretenir les systèmes.

La conception technique a été adaptée au contexte : l’état des bâtiments scolaires ruraux peut être varié, ils peuvent être situés à différentes orientations au soleil, et avec un personnel qui a différents niveaux de capacité et d’intérêt pour l’entretien technique. Les systèmes ont donc été placés à l’intérieur d’un périmètre clôturé dans l’enceinte de l’école, les panneaux étant montés sur un support métallique, inclinés à leur position optimale vers le soleil, et les onduleurs, régulateurs et batteries étant placés dans un petit bâtiment ventilé en dessous.

Cette conception résout le problème de trouver un emplacement approprié pour les panneaux et autres équipements. Le choix des batteries lithium-ion, la capacité énergétique élevée des systèmes et la qualité globale des équipements et des installations ont fait que très peu de problèmes d’entretien ont augmenté, même après plusieurs années d’utilisation. La grande majorité des systèmes auront une longue durée de vie avant que les batteries ou les onduleurs doivent être remplacés.

Grâce à ce projet, les 300 écoles utilisent des ordinateurs portables en classe et les enseignants ont de meilleures conditions de travail grâce à l’accès à l’électricité dans l’école. Certaines écoles ont même commencé à exploiter les systèmes d’une nouvelle façon en les utilisant pour alimenter des ordinateurs et des rétroprojecteurs, des haut-parleurs pour le chant communautaire, fournir de l’électricité aux bâtiments voisins et offrir des services tels que la coiffure pour les enfants.

Projet phare pour le développement de l’énergie renouvelable en Côte d’Ivoire

La région de Zanzan est située dans le Nord-Est de la Côte d’Ivoire et est une zone peu desservie par le réseau électrique en comparaison avec les autres régions du pays. Sans électricité, il n’y a pas d’éclairage public, de congélateurs, de radios, de télévisions et la population est obligée d’utiliser des lampes à pétrole et des torches à piles pour l’éclairage à domicile dont le coût au quotidien en pétrole et piles est important.

Grâce au soutien de l’Union Européenne, l’ONG locale Délégation Fondation Akwaba et son partenaire technique espagnol Azimut 360, ont procédé à l’installation de mini-réseaux d’électricité photovoltaïque dans 7 villages isolés de la région de Zanzan. Ce projet, novateur pour le pays, est une première en Côte d’Ivoire dans le domaine des mini-réseaux solaires.

Plusieurs solutions techniques ont été mises en place pour assurer une satisfaction totale des besoins en électricité par l’intermédiaire des mini-réseaux : 1) Les centrales sont équipées d’un moteur diesel qui démarre automatiquement dès que les batteries se déchargent et descendent en dessous de leurs limitations respectives – ce qui évite d’avoir un grand parc de batteries pouvant assurer l’approvisionnement; 2) Les installations électriques à tout niveau ont été bien exécutées ; ce qui réduisit le risque de perte de tension de la distribution et la capacité nécessaire pour la génération et le stockage; 3) Un modèle forfaitaire appliqué avec compteurs intelligents qui interrompent l’approvisionnement en électricité lorsque la consommation d’un client dépasse la limite journalière qu’il a choisi. Ceci diminue également la capacité nécessaire des panneaux photovoltaïques et des batteries, mais aussi, facilite le dimensionnement régulier du système.

Grâce aux solutions techniques pertinentes, l’appui financier de l’Union Européenne ainsi que celui des autres bailleurs de fonds, les 7 villages ont maintenant accès à l’électricité 24/24 heures et 7/7 jours; Le quotidien des habitants a été amélioré sous plusieurs aspects : la vie sociale, notamment le soir grâce à l’éclairage public, un développement des activités économiques, le retour des jeunes aux villages, etc.

Le changement des conditions de vie suite à la mise en fonction des mini-réseaux a été fondamental comme exprimé par Monsieur Adengra Moîs Kouadio du village de Kapé :

«On ne peut pas comparer la vie avant l’électricité avec la vie maintenant. Avant nous étions aveugles, maintenant nous pouvons voir».

Une approche intégrée de l’accès à l’énergie au Malawi

Le projet Msamala d’Énergie Renouvelable a été mis en place dans le district de Balaka au Malawi, une zone rurale pauvre. Dans cette région, le déboisement, l’accès insuffisant aux sources d’énergie par les ménages et l’utilisation insoutenable du charbon et du charbon de bois constituent un grand défi. Par conséquent, le projet comprend un certain nombre de composantes pour réduire la demande en charbon de bois, augmenter l’approvisionnement durable en bois et reconvertir ceux qui dans la chaine de valeur gagnaient leur vie au travers la production du charbon de bois. Le projet a aussi incorporé la production et la vente de cuisinières améliorées et a établit des centres l’alphabétisation et des cercles d’épargne du village et a installé des panneaux solaires dans 20 écoles où les clubs de sylviculture ont été mis en place.
L’objectif du projet était d’améliorer l’accès et l’utilisation durables de l’énergie. Une approche holistique a été adoptée par le projet et s’est avérée un succès. L’approche était novatrice en matière d’intégration de la gestion de l’environnement, de l’énergie, de l’éducation et de la génération de revenus.

A la fin du projet, il y avait une augmentation de 25% de la couverture forestière dans la région et 13 plans de gestion forestière participative ont été developpés. En vue de lutter contre la déforestation, les comités de gestion des ressources naturelles du village ont été formés à la cartographie de la forêt, à la gestion de ses ressources et à la mise en place et à l’application de règlements pour prévenir l’abattage illégal d’arbres. De plus, 24 359 cuisinières améliorées ont été vendus aux ménages et 8 aux établissements de la région. Plus de 1 850 adultes ont passé des tests nationaux d’alphabétisation à la suite du projet.
En décembre 2016, l’équipe de suivi de la facilite Énergie a visité le site du projet au Malawi. Le résultat le plus significatif est que les différentes activités sont poursuivies par les communautés de Balaka 4 ans après la fin de la mise en œuvre du projet. Avec l’aide des crédits carbone, les communautés ont pu générer des revenus supplémentaires provenant de la production des cuisinières améliorées pour développer leur infrastructure locale.

Pour plus d’information sur les projets Facilité Energie, veuillez visiter la base de données de la Facilité Energie ACP-UE.

Kits solaires et le financement micro-crédit

L’objectif du projet Micresol était de réduire la pauvreté des populations rurales de deux régions de Burkina Faso par un accès durable aux services d’électricité de façon durable et abordable. Le projet consistait en deux volets: volet 1 et volet 2.

– Volet 1 concernait la dissémination de 1000 kits solaires – Solar Home Systems – dans la Région de Centre Est à travers le microcrédit;
– Volet 2 concernait le développement d’une stratégie d’électrification rurale sur base des énergies renouvelables dans la région de Nord.

Notamment volet 1 s’est avéré efficace pour promouvoir de l’énergie renouvelable dans les communautés rurales. La population dans les zones rurales dépense beaucoup pour l’énergie mais n’ont rarement des moyens disponibles pour investir dans les solutions efficaces et économes comme un kit solaire de bonne qualité. Beaucoup a également une mauvaise conception des kits à cause des mauvaises expériences avec des kits de qualité inférieure. A travers un projet pilote précédente à cette action, les partenaires du projet ont trouvé le formule pour réussir :

– des kits solaires de bonne qualité subventionnés;
– des modèles variables selon besoin;
– des conditions favorables de financement d’une institution financière locale;
– le service gratuit pendant la période de remboursement par une société de proximité.

Le formule n’a pas fonctionné au départ ; il a fallu attendre que la population commence à y avoir confiance à travers le marketing bouche-à-oreille. La bonne expérience des premiers clients a attiré beaucoup de monde à la fin du projet et aujourd’hui il y a une forte demande de cette solution verte et bon marché.

Pour plus d’information sur les projets Facilité Energie, veuillez visiter la base de données de la Facilité Energie ACP-UE.